Le 24 février 2022, Vladimir Poutine apparut sur les écrans de télévision du monde entier. Il annonça l’entrée des troupes russes en Ukraine. C’était un défi à l’OTAN. Si le moment était propice pour le Russie, c’est parce qu’elle possédait des missiles hypersoniques lui conférant une supériorité sur le plan stratégique. Alors que l’Ukraine, « failed state », un Etat failli. Depuis son indépendance en 1991, elle avait perdu environ 11 millions d’habitants par émigration et baisse de la fécondité. Elle était dominée par des oligarques ; la corruption y atteignait des niveaux insensés ; le pays et ses habitants semblaient à vendre. A la veille de la guerre, l’Ukraine était devenue la terre promise de la gestation pour autrui (GPA) à bon marché. La fuite d’une partie de la population vers la Russie ou vers l’Europe occidentale signifiait que le système n’arrivait pas à trouver un équilibre de longue durée.
Margaret Thatcher
Le rôle des leaders est d’aider à guider ce choix et d’inspirer leurs peuples dans son exécution. Margaret Thatcher surnommée la « Dame de fer », était intransigeante sur sa politique et son style de leadership, notamment en ce qui concerne le communisme en Union Soviétique. Ses convictions, ses décisions et son style de leadership sont connus sous le nom de « thatchérisme », un réalignement vers des politiques néolibérales au Royaume-Uni.
Edouard Chevardnadzé (1928-2014)
« Renard du Caucase », ami de longue date de Mikhaïl Gorbatchev. Edouard Chevardnadzé est oublié aujourd’hui par l’opinion publique, mais restera dans l’Histoire, comme un des principaux acteurs de la fin de l’URSS. Manœuvrant tel un équilibriste face à l’adversité d’un pouvoir totalitaire de type impérial l’URSS, et les aspirations des géorgiens épris de liberté. Il sera de même à l’initiative d’un réchauffement des relations diplomatiques entre les Etats-Unis et l’URSS.
Zbigniew Brzezinski (1928-2017)
Brzezinski a approuvé l’élargissement de l’OTAN aux ex-membres du pacte de Varsovie. Ne l’ayant jamais regretté. Il n’en voulait pas pour l’Ukraine. Pour lui, il était inutile de provoquer la Russie, qui avait tant de liens religieux, culturels, linguistiques, familiaux, économiques, le rattachant à l’Ukraine. Brzezinski préconisait avant tout la neutralité. Les récents évènements lui ont donné raison avec l’invasion de l’Ukraine par la Russie en 2022.
