« Travaille dur en silence. Laisse ton succès faire du bruit ». C’est par ces mots qu’Harry Kane a fêté son sacre du ballon d’or. Après des années de disette, il n’a jamais perdu espoir, et a persévéré sur la durée. Nous verrons dans cette analyse les différentes doctrines de pugnacité, ainsi que les stratégies à adopter pour accomplir ses rêves.
Résilience et Réparation
Les deux choix les plus névrotiques de notre existence, le choix du métier et le choix du conjoint, donnent le thème de notre existence. Mais chaque rencontre est un virage, une période sensible à négocier entre l’histoire intime et le discours social. La résilience est la capacité d’une personne ou d’un groupe à se développer bien, à continuer à se projeter dans l’avenir, en présence d’événements déstabilisants, de conditions de vies difficiles, de traumatismes parfois sévères. C’est à la fois la résistance à la destruction et la construction d’une existence valant d’être vécue.
Le courage
Pour un athée, le courage face à la mort est le courage des courages. Le courage n’est pas l’absence de peur : c’est la capacité de l’affronter, de la maitriser, de la surmonter. Le courage a affaire au présent, et relève de la volonté, toujours, beaucoup plus que de l’espérance. Or, que faut-il pour être courageux ? Il suffit de le vouloir, autrement dit de l’être en effet.
La tempérance
Spinoza a dit que la tempérance est une régulation volontaire de la pulsion de vie, une saine affirmation de notre puissance d’exister, et spécialement de la puissance de notre âme sur les impulsions irraisonnées de nos affects ou de nos appétits. La tempérance n’est pas un sentiment : c’est une puissance, c’est-à-dire une vertu. Ainsi, la tempérance est cette modération par quoi nous restons maîtres de nos plaisirs, au lieu d’en être esclaves.
La prudence
La prudence est cette paradoxale mémoire du futur, ou cette paradoxale et nécessaire fidélité à l’avenir. Morale sans prudence, c’est moral vaine ou dangereuse. « Caute » disait Spinoza : « Méfie-toi. » C’est la maxime de la prudence, et il faut se méfier aussi de la morale quand elle néglige ses limites ou ses incertitudes. De facto, la prudence conditionne toutes les autres vertus.
La fidélité
La fidélité est la quintessence des valeurs et des vertus. La fidélité à la pensée car on ne pense pas n’importe quoi, puisque penser n’importe quoi ce ne serait plus penser. La fidélité à la morale, la loi morale étant atemporelle, il s’agit d’obéir. La fidélité est soumise à la loi morale, non la loi morale à la fidélité. La fidélité dans le couple, repose sur l’amour et la durée. Il suppose donc la fidélité, puisque l’amour ne dure pas qu’à la condition de prolonger la passion par mémoire et volonté.
